HomeChroniquesEn attendant la suite du passé, la délicieuse curiosité d’Ernest

En attendant la suite du passé, la délicieuse curiosité d’Ernest

Ernest

« Entrez chez l’antiquaire, dans sa boutique il y a tout pour vous plaire. » C’est par ces quelques mots qu’Ernest vous invite à découvrir, à ses côtés, les délicieuses fantaisies qui peuplent son nouvel album, En attendant la suite du passé. Ce successeur des Contes défaits sortira en version physique en France demain, le 24 août, et dans le reste de l’Europe le 14 septembre. Une occasion à ne pas louper pour les amateurs de steampunk.

Ce deuxième opus d’Ernest a des allures de cabinet de curiosités ; au fil de l’écoute, on y  découvre avec intérêt toutes sortes de personnages, d’objets et d’histoires. Les créatures frankensteiniennes (Frankensteinia) côtoient Napoléon Bonaparte (Bonaparte) ; les poupées sont disséquées (Anatomie des poupées), tandis que d’autres jouent au bridge (Club de bridge). On se retrouve alors propulsés à la Belle Epoque ; ce temps où l’industrie et les technologies se développent, où cabarets et galeries d’art battent leur plein ; cette période affectionnée par les artistes steampunk et qu’Ernest ramène à la vie avec théâtralité.

A coup de guitare rock et de piano tantôt énigmatique et enfantin (Anatomie des poupées), tantôt joueur (Club de bridge), Ernest nous offre un album musicalement riche et maîtrisé. Du rock au swing, en passant par un air de tango (Sinon quoi), Ernest nous plonge au beau milieu d’un musée dans lequel chaque chanson serait un tableau avec sa propre histoire et son propre style. Mais à chaque titre, on retrouve ce même travail sur les mots, caractéristique de la musique d’Ernest. Son goût pour la poésie, comme dans L’Enfer ne dure qu’une vie évoquant L’Enfer d’Apollinaire,  se heurte à un cynisme hérité de Gainsbourg dont il reprend même le titre Comic Strip. De cette rencontre paradoxale naît un album exquis, parfois plein d’entrain (Crème anglaise), d’autres fois teinté d’amertume (Casse-toi). Et c’est d’ailleurs sur ce dernier et quatorzième morceau, que l’on quitte l’univers fantasque d’Ernest.

Mais si, comme Ernest, vous ne voulez pas que le plaisir musical s’arrête ici, on vous conseille de réserver votre 24 septembre pour vous rendre au Comedy Club de ParisErnest se produira dans le cadre des soirées This Is Monday.

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ernestvonstras.com

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Etudiante, je suis une passionnée d'art, et plus particulièrement de musique et de cinéma. Attirée par le milieu du journalisme et de la communication, j'aime partager mes petites découvertes artistiques avec les autres.

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