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Flashback #152 : Valentine Lambert – Millénaire

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Notre rubrique Flashback est notamment un excellent moyen de traiter d’artistes, que l’on vient à peine de découvrir. S’agissant ainsi non pas d’un flashback pour nous, tant la découverte est fraiche. Et peut-être en sera-t-il de même pour vous concernant Valentine Lambert et son EP Millénaire, sorti en février 2018. Précisons dès maintenant qu’en plus de l’artiste en tant que chanteuse et guitariste, l’on retrouve Urbain Lambert à la guitare électrique, acoustique et aux chœurs, Manu Bertrand à la mandoline, au dobro et à la guitare acoustique et enfin Christophe Hubert à la contrebasse.

La chanson qui donne son nom au disque, offre une entrée profondément intimiste dans l’univers de Valentine Lambert. Millénaire nous délivre ainsi un ton folk mélancolique, d’une délicatesse intense, à laquelle l’on ne peut que succomber. L’ambiance change diamétralement dès l’introduction de l’énergique Sur le quai de la gare. On y découvre une nouvelle facette, où la chanteuse nous entraine à ses côtés. Ceci plus que jamais lorsqu’elle enchaine les « Sur le quai de la gare » dans le final. On ne peut que les reprendre avec elle, au même titre que tout le refrain d’ailleurs. La chanson accrocheuse par excellence.

L’atmosphère retombe vers un folk moins entrainant au travers de Walk Away. Toutefois, son refrain possède cette touche captivante, au rythme efficace. Le tout galvanisé par les chœurs. Mention spéciale où les instruments se mettent en retrait. Non pas car ils ne valent pas la voix de Valentine Lambert, mais simplement car ce passage octroie une fraicheur supplémentaire, tout en nous faisant vibrer.

Pour conclure, le délicat choix de la reprise a été pris. En l’occurrence Ils ont changé ma chanson, que vous connaissez peut-être via Dalida. Mais dont la version originelle, Look what they’ve done to my song, provient de Melanie Safka. Traduite par Maurice Vidalin à l’époque. Riche idée, puisque la popularisant, cela permet à une incroyable artiste de la développer d’une manière personnelle aujourd’hui. Soit le besoin sans équivoque de toute reprise : savoir se l’approprier. Ce que Valentine Lambert réalise sans mal. Il faut avouer que l’identité contestataire de la folk, s’associe naturellement à un tel texte. Et le sujet auquel faisait référence Melanie lorsqu’elle l’a écrit.

Et encore, l’on n’a quasiment parlé que de musique. Car effectivement, Valentine Lambert va plus loin avec sa voix. Cette dernière nous subjuguant. De jolies voix, chantant plus que juste, l’on en entend des tonnes. Mais nous faire littéralement voyager, il s’agit d’un tout autre domaine. Son organe y arrive de par sa beauté certes, mais cela est bien sûr insuffisant. En revanche, sa capacité à jouer avec et ses tonalités si émouvantes, font remuer des tas de choses dans notre corps et laissent s’envoler notre esprit. Ses interprétations sont si touchantes, que l’on y entre déjà avec une et même des émotions particulièrement intenses. Et l’on n’en sort pas indemne. Y compris lorsque le morceau est plus énergique, comme Le quai de la gare.

Même si l’on se demande comment quiconque, hormis nous étant donné que l’on s’en flagelle déjà, a pu passer outre lors de sa sortie, on ne peut que vous conseiller de vous ruer sur Millénaire. Valentine Lambert n’est pas juste une chanteuse et guitariste d’immense qualité. Elle dépasse allégrement ce stade et nous permet de découvrir des sensations provoquées par son œuvre, que l’on n’aurait jamais pu imaginer. Peu importe que vous appréciez la folk, le blues, l’acoustique… ou non. Les barrières artistiques que la plupart des personnes érigent, seront ici franchies, même si elles ne s’y attendaient pas.

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Situé musicalement entre Staircase Paradox, 1000SAY et Ace of Base, en passant par le grind hip-hop. https://twitter.com/ratedRjoker https://www.facebook.com/INODratedRjoker

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