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iNOUïS du Printemps de Bourges 2020 : rencontre avec Bandit Bandit

bandit bandit cover

Lors des iNOUïS du Printemps de Bourges 2020, nous avons discuté avec  Bandit Bandit, un groupe de rock français qui fait beaucoup parler de lui actuellement ! Au programme : du soleil, un coin de table et 15 minutes d’échanges avec ce groupe qui n’a pas fini de nous surprendre.

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   > Bonjour Bandit Bandit ! Qu’est-ce qui a inspiré votre nom ? Terry Gilliam ?

Hugo : Non, nous avons découvert le film après avoir crée le groupe, mais dans le titre du film de Gilliam, il y a des « s » à Bandit… d’ailleurs il faut vraiment qu’on le voit ! C’est vraiment un hasard, même si nous sommes passionnés de cinéma !

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   > En parlant cinéma, nous remarquons vraiment l’importance du traitement de l’image dans vos clips avec ce coté 80’s VHS… Et-ce un traitement voulu ?

Hugo : Nous avons voulu retrouver l’univers de notre musique à travers les images, le coté rock des années 70/80, avec le grain.

Maëva : Avant même de parler de musique nos premières discussions étaient sur le cinéma, nous avons échangé sur Sailor et Lula, Natural Born Killer etc. Cela nous a donné des références, des bases pour créer notre univers.

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   > La littérature vous inspire-t-elle également ?

Maëva : Oui bien sur ! Les livres de Bukowski pour ma part surtout un poème qui ne me lâche pas. Il s’appelle Bluebird et il me colle à la peau depuis des années. Il est extrait du recueil The last night on the earth Poems.

Hugo : Des biographies de chanteurs célèbres notamment celle de Syd Vicious. Je l’ai lu plusieurs fois, ça m’a fasciné qu’il soit mort à 21 ans en ayant tellement « vécu ».

 

   > Certains personnages réels ou fictifs vous suivent-ils dans votre mode créatif  ?

Maëva : Gloria Steinem, une féministe Américaine qui incarne pour moi le courage. Une véritable icône !

Hugo :  Gainsbourg, pour son écriture. Le personnage me fascine et m’accompagne depuis des années.

Maëva : On ne passe pas une journée sans l’écouter !

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   > Cette fois faisons un bond dans le temps. Dans votre passé, quels sont les premiers disques que vous avez écouté ?

Hugo : Je suis né en 90 et mon père est fan de rock, le premier disque c’était The Razor’s Edge d’AC/DC. D’ailleurs mes premières vidéos où je joue de la guitare c’est Thunderstruck !

Maëva : Moi c’est Ne me quitte pas de Brel, j’avais 6 ans et j’ai pris une claque même si je ne percevais pas le poids des mots. Mais l’interprétation m’a de suite touchée, avec cette fragilité, le fait de se mettre à nu

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   > Et si vous aviez la possibilité de voyager dans le temps pour aller voir un artiste en concert, qui choisiriez-vous d’aller voir  ?

Hugo : Nirvana pour moi !

Maëva : Moi je vais voir les Doors ou Jacques Brel !

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   > Pour vous, est-ce que la création passe par le danger, le risque ?

Hugo : Oui par le risque et les erreurs, comme les Beatles qui ont composé avec des sons saturés créés par un haut parleur troué. Parfois tu écris un morceau et quand tu le testes tu dois te mettre en danger pour le faire évoluer. Si tu ne prends pas de risques tu te cantonnes dans ta zone de confort. L’art c’est LA prise de risque constante. 

Maëva : Le rock n’est pas une musique lisse, cette esthétique doit garder ce coté rugueux, brut et laisser une place à l’improvisation.

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Merci à Bandit Bandit pour cette interview !

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Jeune homme de 43 ans (argh) cinglé de cinéma et de musique, j'aime partager et transmettre mes pépites et autres découvertes ! mes goûts peuvent aller de Wagner à NTM tant que la musique m'apporte une émotion ....

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