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Lana Del Rey, en magistrale délicatesse

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Il est des albums qui vous laissent sans voix tant l’interprétation et la musique vous bouleversent d’émotions. Norman Fucking Rockwell!, le sixième et dernier album de Lana Del Rey, fait parti de ceux là. 

Le titre de l’album fait bien évidement référence au peintre, illustrateur de la vie américaine, celle du XXème siècle. Comme lui, Lana Del Rey dépeint avec une certaine poésie mélancolique, son Amérique à elle, son Amérique actuelle, bien loin des images parfaites, un peu cartes postales, bien loin de « l’American Way of Life ». Une Amérique entre espoir et désespoir, entre amour et nostalgie. Les morceaux The Greatest et California en sont est les parfaites illustrations tout en odes et chaos de la société américaine avec, aussi, ce rêve hollywoodien et cette culture pop pratiquement disparue.  

Mais Lana Del Rey fait également place à quelques confessions intimes et déclarations d’amour comme dans Fuck it I love you ou Love Song et surtout Hope is a dangerous thing for a woman like me, dernier morceau de l’album, hommage à Sylvia Plath, poétesse américaine, qui s’est suicidée en 1963. A travers son évocation, Lana Del Rey nous raconte son mal de vivre parfois et sa dépression, sur fond de piano presque sourd. Il faut citer aussi sa parfaite reprise du groupe ska Sublime, Doin’ Time, avec son introduction aux notes de harpe et dont le très bon clip met en scène la chanteuse en mode Godzilla dans les rues de L.A. 

Musicalement, l’album est extrêmement réussi. Les productions orchestrées par Jack Antonoff ( Pink, Taylor Swift…) sont d’une délicatesse folle. Guitares, cordes, batteries et surtout piano sont tout en retenu, comme suspendus, laissant place à une grande intimité. Les mélodies sont belles et délicatement emmenées. Les cinq dernières minutes du morceau Venice Bitch ( il en dure presque dix !! ) avec ses envolées de guitares et de sons électro sont absolument hypnotisantes. 

On écoute religieusement la voix de Lana Del Rey, sans aucun artifice, sensuelle, poétique et subtile et surtout beaucoup plus présente et mise en avant. Le résultat est absolument merveilleux et Norman Fucking Rockwell!, définitivement l’un des plus beaux albums de la rentrée. 

www.facebook.com/lanadelrey

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Disquaire un jour, disquaire toujours!! J'aime le rock, la pop, la chanson, le jazz, la soul, le... euh...bah tous les styles quoi. Mon 1er souvenir et choc musical était un album de Bruce Springsteen à l'âge de 8 ans et j'ai pleuré quand je l'ai vu sur scène la 1ère fois, presque 20 ans après!!! et.... je connais les paroles du Chanteur de Daniel Balavoine par coeur.

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