HomeClipsLaura Clauzel : jazz, errance et folie dans son nouveau clip « Won’t You Remember »

Laura Clauzel : jazz, errance et folie dans son nouveau clip « Won’t You Remember »

Laura Clauzel - Moan

Aussi poétique que percutant, aussi jazzy que sauvage : le nouveau clip de Laura Clauzel est, à l’image de son univers, inclassable. Alors si vous aimez être surpris, déconcertés et, au bout du compte, conquis, Won’t You Remember est le morceau qu’il vous faut.

Novembre 2017 : Laura Clauzel nous bouscule dans nos habitudes musicales avec son premier EP Paria(h), nous ouvrant ainsi les portes d’un univers où s’affrontent douceur et violence. Deux ans plus tard, elle renouvelle l’exploit de nous troubler avec Moan où les six titres d’une beauté fascinante témoignent de la laideur des sociétés capitalistes actuelles. Parmi eux résonne Won’t You Remember, un titre beaucoup plus jazzy accompagné par Alex Blake à la contrebasse, Sonny Troupé à la batterie, Franck Nicolas à la trompette et Olivier Bostvironnois au piano. Le tour est joué : nous succombons à son rythme languissant.

07 juillet 2020 : nouvel ensorcellement avec la sortie du clip de Won’t You Remember. Pour l’occasion, Laura Clauzel a refait appel au réalisateur Mathieu Mullier-Griffiths à qui l’on devait déjà les excellents clips de Female, Echo et Golden Boy (qui avait d’ailleurs reçu le Award du meilleur clip de fiction à New York aux Independent Music Award). Tout était donc bien parti pour que Won’t You Remember soit une réussite, et nous ne sommes pas déçus ! Fidèle à ses habitudes, Mathieu Mullier-Griffiths nous offre une vidéo aux allures cinématographiques, fortement influencée par l’ambiance jazzy d’Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. On y retrouve également un peu de Holy Motors de Leos Carax dans cette poésie, ce sens du rythme et ce travail sur le corps abîmé. Laura Clauzel s’y met en scène, dans la peau d’une femme en proie à un chagrin d’amour dans une ville pas tout à fait endormie. A coup de saccades, de flous et de ralentis, Mathieu Mullier-Griffiths parvient à dépeindre le désespoir proche de la folie, et nous envoûte pendant près de cinq minutes.

A noter également que Laura Clauzel vous donne rendez-vous le 4 septembre sur la scène de la Maroquinerie pour le Grand Zebrock 2020 !

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www.lauraclauzel.com

www.facebook.com/lauraclauzelmusic

Artwork © Lou Sarda (photographie) et Sophie Doléans (graphisme)

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Etudiante, je suis une passionnée d'art, et plus particulièrement de musique et de cinéma. Attirée par le milieu du journalisme et de la communication, j'aime partager mes petites découvertes artistiques avec les autres.

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