HomeChroniquesLaura Clauzel, Moan : émotions et force pour son deuxième EP

Laura Clauzel, Moan : émotions et force pour son deuxième EP

Laura Clauzel - Moan

Le 20 septembre approche à grands pas et la sortie du nouvel EP de Laura Clauzel avec ! Dans deux jours, vous pourrez plonger au cœur de l’univers fascinant, puissant et maîtrisé de cette artiste aux multiples facettes et découvrir les sept titres qui composent Moan. A la rédaction, on l’a d’ores-et-déjà écouté et on vous dévoile nos premières impressions pour patienter jusqu’au grand jour.

De Paris à New York, Laura Clauzel ne cesse de faire des rencontres qui l’enrichissent et lui permettent de remodeler continuellement son univers, de ne pas le laisser se figer, tout en conservant sa touche personnelle. Entre chorégraphie, théâtre et musique, elle s’épanouit artistiquement et cela se ressent à l’écoute de son deuxième EP ; si Paria(H) était déjà bluffant, Moan l’est encore plus. Entourée par Olivier Bostvironnois avec qui elle a réalisé l’opus, et les musiciens Sonny Troupé (batterie), Alex Blake (contrebasse), Franck Nicolas (trompette), Florence Hennequin, Boris Cacciaguerra et Claudine Christophe (cordes), et Maximilien Seweryn (voix), elle propose avec Moan une expérience complète pour nous conter les dérives de la société contemporaine.

L’opus s’ouvre sur Black death où la musique se fait rampante, traçant progressivement un chemin jusqu’à nous pour délivrer un avertissement qui fait froid dans le dos, agrémenté de rires cruels. Sauf que cette fois, ce n’est pas de la Peste Noire qu’il s’agit, mais de la montée de l’extrême droite grâce à la surmédiatisation. Dès ce premier titre, Laura Clauzel nous montre une fois encore qu’elle ne mâche pas ses mots, et c’est d’ailleurs ce qui fait la force de son univers : son écriture tantôt poétique, tantôt crue, et toujours percutante. Echo nous entraîne ensuite dans un tourbillon lancinant où grandit petit à petit un sentiment de colère. Et, soudain, des cloches ; vient le tragique The Queen où la voix de Laura Clauzel gagne en puissance jusqu’à un final explosif. Après cette déferlante d’émotions, Won’t You Remember nous apaise un peu par son air jazzy et langoureux au rythme d’une trompette. Un moment de calme avant Cursed Tree, et ses bruitages sauvages nous parlant de ces hommes réduits en esclavage passés par la prison en ruine de Petit-Canal en Guadeloupe. Puis, c’est au tour de The Age. Véritable perle de l’EP, ce sixième titre mêle le mythe d’Icare à un regard sur ce monde sollicité jusqu’à l’épuisement, dans ce que l’artiste nomme un « opéra-complainte » . Et pour faire durer le plaisir, Moan se termine avec Golden Boy, titre que l’on avait déjà pu découvrir sur le précédent opus.

Tout au long de cet album, Laura Clauzel incarne véritablement les émotions ; elle met au profit de sa musique ses talents d’interprète, et le résultat est captivant. Moan, comme son nom l’indique, est un gémissement, un cri plaintif face à ce qui nous entoure. Ce deuxième EP est donc une vraie réussite et, pour décupler le plaisir, vous pourrez le découvrir en live le 21 octobre prochain au Comedy Club de Paris. Sur ce, on vous laisse avec le clip de Golden Boy, qui lui a notamment valu une récompense aux derniers Independent Music Awards.

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www.lauraclauzel.com

www.facebook.com/lauraclauzelmusic

Artwork © Lou Sarda (photographie) et Sophie Doléans (graphisme)

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Etudiante, je suis une passionnée d'art, et plus particulièrement de musique et de cinéma. Attirée par le milieu du journalisme et de la communication, j'aime partager mes petites découvertes artistiques avec les autres.

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