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Rock en Seine : Rencontre avec The Psychotic Monks

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Dans le cadre de notre passage à Rock en Seine, nous avons discuté avec les Psychotic Monks, l’une des révélations de ce grand festival !

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   > Vous avez joué en début de festival. Comment ça s’est passé ?

C’était chouette et c’était assez marrant de jouer à cette heure-là avec la musique qu’on fait. C’était cool, il y avait un peu de nuages avec parfois du soleil qui arrivait, un peu de fumée derrière sur la scène donc ça faisait une ambiance un peu étrange. Et sur le tout dernier morceau, il y a un moment où il y a eu un rayon de soleil assez particulier, sur la toute fin du morceau, avant que ça ne parte complètement en live… c’était vraiment vraiment cool.

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   > Vous préparez votre deuxième album, prévu pour l’année prochaine. Vous avez signé chez Vicious Circle Records… Comment vous vous sentez ?

C’est génial. Avec Philippe on s’est vraiment bien entendu, c’est quelqu’un de très simple et de très humain et c’était hyper agréable de discuter avec lui. On a passé deux heures à discuter et ça a bien matché et là il nous file un super coup de main. Et tout ça sortira courant 2019.

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   > On peut avoir quelques détails ?

Tout reste encore à faire. On a plein de trucs qui prennent forme mais c’est encore en cours. Nous sommes partis trois semaines dans la creuse pour enregistrer. On s’est mis au fin fond de la Creuse, dans une baraque qu’on a trouvé, avec des gens très gentils qui nous ont prêté cette maison, ce qui n’est pas rien. On est ressorti avec une quinzaine de chansons et là on s’est laissé un peu de recul en août, on les retravaille puis on va commencer à la tester un peu sur scène.

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   > Vous composez tous les quatre ? Comment ça se passe dans le groupe ?

C’est très large. Ça peut partir d’un jam qu’on fait tous les quatre dans le studio, on prend juste les instruments, on commence à jouer et on trouve des trucs. Après on peut se dire « là on part sur un jam mais dans cet objectif là » ou alors il y en a qui arrive avec une chanson, juste guitare acoustique-voix ou bien quelque chose de très écrit, il a pris le temps de faire la pré-prod chez lui et de tout enregistrer, puis chacun met son grain de sel, ou alors c’est très bien comme ça… Ce qui est sur c’est qu’on se laisse tous les quatre la liberté de tout modifier. Personne n’arrive avec une idée en tête et l’impose aux autres. On s’est toujours dit qu’il fallait mettre l’égo de côté quand on montre un truc. C’est compliqué quand on a composé un truc tout seul de le montrer aux autres, on attend souvent le bon moment quand on a bien tout essayé et puis ça plait ou ça ne plait pas. Parfois on va montrer une compo et ça va tout péter ou va tourner sur autre chose… Il n’y a pas vraiment de règle. On s’entend bien là-dessus.

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   > Ce n’est pas trop difficile de composer quand on fait autant de concerts ? Depuis 2016, vous n’arrêtez pas de tourner…

Justement, les trois semaines dans la Creuse en juillet nous ont fait beaucoup de bien. On avait plein d’ébauches mais on s’est rendu compte qu’en répétition on n’avait pas le temps d’aller jusqu’au bout et de triturer ça dans tous les sens. Là on a pu aller en partie au bout, mais on va aller encore plus au bout. Aujourd’hui on aurait bien aimé faire plus de nouveaux morceaux mais on a manqué un peu de temps. Mais ça a marqué une fin aussi. Une fin du premier album. On va retourner bosser de nouvelles chansons dès la fin du festival et dans les prochains concerts ça va être beaucoup de nouvelles choses. On va vraiment bien se mettre en danger comme il faut pour se traumatiser un peu, ça fait toujours bien.

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   > A l’occasion de votre passage à Rock en Seine, certains médias vous ont appuyé en disant que vous étiez un des concerts à ne pas manquer. Qu’en pensez-vous ?

Le Monde a dit que nous étions un des temps forts oui. Ça nous a bien étonné. C’est toujours agréable, c’est cool. Après, la pression elle est là, qu’il y ait des articles ou pas… On a passé la semaine à angoisser comme des fous. Mais c’est toujours cool d’entendre parler de nous là-dedans.

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   > A titre personnel, s’il y avait un concert à ne pas manquer, selon vous, dans la programmation 2018 de Rock en Seine ?

Fat White Family le samedi et Idles le dimanche. King Gizzard & The Lizard Wizard aussi.

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   > Vous avez prévu d’autres concerts à la rentrée ?

Oui, on a booké un peu de notre côté. Mais pas grand chose : deux, trois dates pour tester un nouveau set. Puis en automne on aura une quinzaine de dates jusqu’à la fin de l’année. Comme on se concentre beaucoup sur l’album en ce moment, on essaye de ralentir un peu le rythme des concerts. Mais ça reste toujours quelque chose de très important pour nous. On a aussi besoin de jouer en live pour continuer à faire vivre notre musique et à proposer autre chose, parce qu’il y a beaucoup de choses qui se passent en live dans ce qu’on fait. Donc là, d’ici la fin de l’année, on ralentit un peu, pour repartir en 2019 avec des nouveaux morceaux, ceux qu’on aura enregistré et qui sortiront au début de l’année prochaine.

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   > Et en ce qui concerne l’exploitation du premier album, elle est terminée ? Vous n’allez pas faire de nouveaux clips ?

On aurait bien aimé mais on a manqué de temps et un peu de budget aussi. On aurait pu prendre le temps de le faire mais on était dans la tournée et c’est comme ça… Pour ce premier album, on a trouvé les partenaires après l’avoir enregistré et avoir prévu la date. Mais peut-être qu’un jour, un de nous va péter un câble et va partir quatre jours avec une caméra… Ou partir écrire un script et revenir en nous disant « les gars j’ai eu une idée de clip, par contre c’est pour l’album d’avant » (rire). Ce n’est pas interdit. Mais le premier album est sorti il y a un peu moins de deux ans et on commence a avoir pas mal joué ses morceaux et on a plein de nouveautés qui arrivent donc on aimerait bien changer un peu. Ça ne veut pas dire qu’on renie quoique ce soit, mais ça va évoluer un petit peu. Puis c’est bien quand un an et demi après tu as complétement oublié un morceau, que tu le ressors et que tu le rejoues ou que ça devient un nouveau morceau… C’est aussi une manière de composer finalement. Ça nous est arrivé plusieurs fois de rejouer un morceau avec de nouvelles influences et des musiques qui inspirent sur le moment, et de lui donner une autre vie. Ça donne naissance à un morceau qui n’a rien à voir… C’est intéressant.

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Merci aux Psychotic Monks !

www.facebook.com/ThePsychoticMonks

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Actuellement chargée de communication, je me passionne pour la musique, son histoire, son évolution. Je cours les concerts et je chine les vieux vinyles. Je passe des heures à découvrir de nouveaux sons.

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