Bernhoft dévoile « Dancing On My Knees », son nouvel album

Après nous en avoir révélé quatre morceaux, dont le délicieusement groovy All My Loving, Bernhoft a enfin levé le voile sur l’ensemble de Dancing On My Knees. Et autant vous le dire tout de suite : son nouvel opus, disponible depuis ce vendredi 10 septembre, est à déguster sans modération !

Doit-on réellement présenter Bernhoft, ce chanteur-compositeur et multi-instrumentiste norvégien qui ne cesse de nous régaler avec sa soul depuis près de vingt-cinq ans ? Pour ceux qui seraient toutefois passés à côté de sa musique, nous ne pouvons que vous conseiller de foncer écouter l’ensemble de sa discographie. Après avoir fait ses armes au sein des groupes Explicit Lyrics et Span, c’est en 2008 que Jarle Bernhoft prend son véritable envol en se lançant dans une carrière solo. Depuis, il ne cesse d’enchaîner les albums, tous plus réussis les uns que les autres : Solidarity Breaks (2011), Islander (2014) et le plus récent Humanoid (2018), pour ne citer qu’eux. Mais s’il fallait en choisir qu’un seul, alors nul doute qu’on vous conseillerait son tout nouveau, et tout beau, Dancing On My Knees.

Si Bernhoft le considère comme son album le plus personnel à ce jour, c’est que Dancing On My Knees est l’expression même de ses inquiétudes face à la vie et de la constante remise en question de ses compétences. On aimerait pouvoir lui dire qu’il ne manque pas de talent mais, paradoxalement, ce sont ses doutes qui lui ont permis de faire l’un de ses meilleurs albums. C’est peut-être ce manque de confiance qui le pousse à chercher encore plus loin pour donner le meilleur de lui-même. Quoi qu’il en soit, Dancing On My Knees est un opus qui nous touche par sa sincérité, sa sensibilité et son rythme savamment maîtrisé. On se déhanche sur le déchaîné Put Your Mojo On, véritable discours d’encouragement, et sur le singulier Call out Kids soutenu par des chœurs entraînants, tandis que le rythme se fait plus langoureux sur Lazy Monday Morning. De leur côté, Clearly Confused et Pretty Baby Love débordent de sensibilité : le premier en révélant les doutes de Bernhoft et le second en nous touchant par sa voix aussi fragile que puissante. Les neuf titres témoignent de toute l’étendue de sa soul, ainsi que de son talent de musicien puisque Bernhoft joue, seul, l’ensemble des instruments. Dancing On My Knees est donc une réussite, autant sur le plan de l’écriture, que sur celui de la composition et de l’interprétation.

Désormais, il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu’au 2 novembre pour découvrir l’album en live, sur la scène parisienne du Café de la danse.

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Photo © Fred Jonny