Flashback #105 : Emilie Simon – Végétal

Emilie Simon - Fleur de saison

Poésie, élégance, justesse, recherche et richesse. Autant de termes pour tenter de définir l’univers complexe et fascinant d’Emilie Simon. De son premier album en 2003 jusqu’à Mue en 2014, la jeune femme ne cesse de nous surprendre, et surtout de nous enchanter. Retour quelques années en arrière sur Végétal, pièce incontournable de sa discographie.

En 2003, Emilie Simon fait une entrée fracassante dans l’univers de la musique, bousculant les codes préétablis avec la sortie de son premier opus. Trois ans plus tard, et après avoir composé la douce bande originale de La Marche de l’empereur, l’auteur-compositeur-interprète est de retour avec Végétal, un album au concept sonore tout aussi surprenant que savoureux. Navigant constamment entre la langue de Molière et l’anglais, la musicologue et mélomane française explore les moindres possibilités qu’offre la musique électronique, tout en gardant son charme et sa grâce.

Comme son nom l’indique, ce troisième album explore l’univers végétal, jouant sur les sonorités organiques et les textures naturelles rappelant ainsi l’eau (Swimming) ou encore le feu (En Cendres). Emilie Simon introduit la flore dans ses morceaux, jusque dans ses paroles (Fleur De Saison, Dame De Lotus) où elle semble brosser, à travers ces métaphores, un autoportrait fleuri. La belle se fait tour à tour délicate (Alicia), séduisante (Rose Hybride De Thé), hypnotisante (Opium), ou encore porteuse d’une grande tristesse amer (My Old Friend). Au dessus de ces instrumentations mystérieuses mais délicieuses (Annie), elle pose délicatement sa voix à la Kate Bush et nous transporte dans une petite bulle hors de l’espace-temps. Emilie Simon nous livre là une gigantesque palette de sonorités, de couleurs et de sensations ; sans jamais perdre le fil conducteur. Ça trouble, ça étonne, ça fascine et ça envoûte.

La carrière de la jeune femme est bel et bien lancée et cette dernière ne finira plus de nous surprendre et de nous bouleverser ; de la pop expérimentale, acidulée et ravageuse de The Big Machine, à la tendresse, l’élégance et l’émotion de Franky Knight jusqu’aux récentes influences orientales introduites au cœur du Paris romantique de Mue. Emilie Simon se renouvelle sans cesse, expérimentant les sonorités les plus folles, sans pour autant en oublier la poésie de ses textes et la puissante beauté de sa voix – et c’est ce qui fait d’elle une grande artiste.

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