Mundo Meu de Flavia Coelho, un voyage au cœur des sonorités brésiliennes

Flavia Coelho

 Alors que le Brésil est à l’honneur en ce moment avec la Coupe du Monde de Football, il ne faut pas en oublier pour autant la musique, partie intégrante de leur culture. On vous parle de Flavia Coelho, et de son nouvel album Mundo Meu.

Née au Brésil dans la région Nordeste, Flavia Coelho vit maintenant en France depuis 2006. Après avoir remporté le tremplin musical Génération Réservoir, elle est signée par le label indépendant Discograph et sort son premier disque en 2011. Intitulé Bossa Muffin, il ne tarde pas à la révéler au public français à travers une série de plus de 120 concerts. Son successeur Mundo Meu, paru le 3 juin dernier marque le retour de la jeune chanteuse.

Ce deuxième opus est avant tout un voyage. Un voyage à travers les pays, les continents, mais aussi à travers les sonorités et les danses. Car, bien que installée en France depuis quelques années, Flavia Coelho n’en oublie pas pour autant ses origines. Au contraire, elle les affirme et leur rend hommage à travers ces treize titres pétillants dans lesquels elle joue avec l’argot de sa langue natale.

L’album s’ouvre par Por Cima, premier single de l’album inspiré par les musiques traditionnelles qu’écoutait son père, qui aborde le sujet des concessions, du sacrifice que fait une femme par amour au sein de son couple. Sorte de boléro brésilien, cette ouverture nous plonge d’emblée dans les rythmes exotiques qui teinteront l’ensemble de l’album. On continue avec Pai de Santo où, accompagnée d’un chœur d’hommes et de femmes, elle nous fait ressentir le poids de la communauté dans ces sociétés. Ce titre plus pêchu permet aussi de faire le lien entre ses origines brésiliennes et africaine. L’Afrique qu’on retrouve ensuite dans Amar e Amar, dans lequel l’amour est à l’honneur. Petit coup de cœur de l’album,  la chanson Espero Voce en duo avec Patrice nous fait naviguer entre son anglais au style reggae et le portugais suave de Flavia. Plus doux et sensuel, ce titre évoque une fille qui tombe amoureuse de son meilleur ami. On reprend ensuite la danse avec l’entraînant Passou Passou, rythmé par la batterie. Après les Tchin Tchin de Vazio, dans lequel elle évoque le vide, on savoure l’énergie ensoleillée de Fora la Lei, hymne à tous les artistes de rue, sur lequel elle expérimente une base teintée de quelques sonorités électroniques. En effet, la musique de Flavia Coelho est avant tout un mélange entre les musiques traditionnelles et les sonorités actuelles. On retrouve cette mixité dans O Dom, en collaboration  avec Speech du groupe Arrested Development, avec des rythmes empruntés à la soul et d’autres au hip-hop. L’idée de voyage très présente dans cet album, vient aussi du fait que la jeune artiste a parcouru l’Europe en 2002 avec une troupe de carnaval. De cette expérience, elle en tirera notamment des accents musicaux de l’Europe de l’Est qui viennent imprégner le titre Power of Money. A travers cette satire, elle dénonce les effets négatifs de l’argent sur les hommes. C’est ensuite au tour de Tony Allen de venir apporter sa petite touche personnelle sur l’album avec la chanson People Dansa et les rythmes plus endiablés de la Samba. Après des notes d’accordéon sur Hoje, on se pose sur Cinema dénonçant les problèmes de couple et l’insécurité des femmes, car, comme elle l’a déclaré dans une interview « Je ne chante pas que la beauté du Brésil, le danger je l’ai senti toute ma jeunesse« . Enfin, pour clore cet album, Flavia choisit de faire intervenir un chœur d’hommes, de femmes et d’enfants sur Ilha de Maré, véritable musique collective et traditionnelle, miroir d’une communauté où règne la mixité.

Mundo Meu est donc l’album à écouter cet été pour danser et voyager à travers les sonorités exotiques et les titres énergiques, pétillants. Flavia Coelho est actuellement à l’affiche de nombreux festivals et sera de passage sur Paris le 15 octobre au Divan du Monde et le 17 sur la scène de l’Olympia.

flaviacoelhomusic.com

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