« Par inadvertance, par négligence, presque par étourderie » : l’Evangile selon Streaker

Avec un tel nom d’artiste, on s’attendrait à une plongée dans l’intime, à la limite de l’exhibitionnisme. On est servi.

Avec son premier album Par inadvertance, par négligence, presque par étourderie sorti le 18 juin dernier, le duo Streaker délivre des textes d’une beauté dérangeante, assène des vérités définitives. Le tout est harmonieusement servi par un son électro-pop : des grosses basses de Symétrie, en ouverture, aux rythmes hypnotiques et sensuels de Fleur pute.
Les douze titres sont à la fois poétiques et crus. Les mélodies entêtantes (Lumière) transmettent une furieuse envie de danser, de sauter, « de courir nu, libre et léger…« .
Chaque morceau ressemble au nouveau chapitre d’un étrange journal intime. On en dévore les pages, voyeurs invités de cette introspection déjantée : « au fond de toi il y a encore un autre fond et puis un autre, c’est là qu’on va » (Strabisme).

Un premier album à consommer sans modération.

www.facebook.com/StreakerVarieteDada