« Patience », le premier album d’Ultra Light Blazer

Ultra Light Blazer mixe ses influences hip-hop et free jazz pour nous délivrer Patience, un premier album débordant d’énergie. Et c’est contagieux !

Bet ouvre le bal, porté par le saxophone de Jonas Muel, qui vient s’entrelacer et soutenir le flow net et précis d’Edash Quata. Il y a de la soul dans cet album, une volupté dans la façon dont les voix se répondent, légères, soutenues par une rythmique efficace (Brass Knucklez, feat. June Milo). Il en sort une musique jubilatoire, fruit d’un plaisir évident du quintet à jouer ensemble. Et pour nous à les écouter.
Il y a de l’urgence aussi, accentuée par une batterie qui soutient la cadence, telle une machine infernale (Radar). Machine qui s’arrête, soufflant, pour laisser la place à la mélodie.

Les cinq musiciens ont concocté douze morceaux terriblement efficaces, comme douze courts-métrages, chacun développant son univers sonore et son récit. The Night Watcher sonne comme une longue virée nocturne en bagnole, alternant lumière crue des néons et zones d’ombres. Alors que Metal égrène une longue confession, qui fait la part belle au texte, à la voix. What Its worth se situe entre la douche glacée ou la décharge électrique : surprenante, dissonante.

Chaque titre nous transmet son énergie, et laisse trotter dans la tête, longtemps après l’écoute, une petite phrase mélodique.

Ultra Light Blazer signe un album puissant, aux qualités, d’écriture comme d’interprétation, parfaitement mises au service de chaque morceau. Précieux !

Ultra Light Blazer donnera un concert à l’éco-village gratuit de l’événement Midi-Minuit organisé par Terres du Son, à Monts (45), ce samedi 10 juillet à 18 heures.

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