Printemps de Bourges 2021 : Rencontre avec Chester Remington

C’est dans un cadre presque normal que nous avons eu la chance de rencontrer Chester Remington, programmé aux iNOUïS du Printemps de Bourges 2021 ! Avec son ciré jaune, son rock qui envoi et surtout un sacré talent, Chester Remington fait partie de nos coups de cœur de ce premier festival 2021.

> Ton single est sorti il y a une dizaine de jours. Es-tu satisfait des premiers retours médiatiques et de ceux du public ? 

Chester : C’est forcément léger, je n’ai pas encore une notoriété de dingue. Mais je suis content, j’ai eu des bons retours, via des proches mais aussi sur internet !

> Qu’est-ce qui t’influence pour l’écriture des morceaux ? 

Chester : Cela passe surtout par des types d’arrangements pour la partie musicale, avec des variantes de sons qui m’inspirent venant du grunge, du garage et du rock psyché. Mais aussi des tempo, des façons de jouer… Pour les textes, c’est plus introspectif. Cela me permet de sortir des choses enfouies en moi, même si je suis quelqu’un chargé d’énergie. Il y a toujours ce contraste, des morceaux très entraînants avec des couplets positifs et des refrains plus noirs, assez pessimistes. 

> Comment composes-tu ? Est-ce que les mots viennent avant la musique, est-ce l’inverse, ou est-ce que cela dépend des morceaux ?

Chester : Les deux fonctionnent, c’est assez aléatoire. Cela m’arrive souvent en voiture. J’ai un petit pétage de câble et j’ai envie d’hurler une phrase, et d’un coup un rythme se dégage à travers les mots. Je continue souvent à la guitare même si, à la base, j’ai une formation de batteur. Je compose sur tous les instruments, et le reste du groupe peut apporter sa touche. J’ai un contrôle. C’est difficile, quelque part, de se mettre à nu, mais j’ai besoin de l’énergie des autres sur scène.

> On sent la volonté d’obtenir un son « spécifique ». L’enregistrement de tes singles tend vers un son assez psyché, analogique. Était-ce l’effet recherché ?

Chester : Merci. Cela me fait plaisir si ça s’entend et ça va également faire plaisir à l’ingé son. Il a un studio qui s’appelle rétro mixeur. Il possède des Studer, des 16 pistes et maîtrise les appareils de cette époque. J’adore ce son, cela créé une patine.

> Et que penses-tu du retour du vinyle ?

Chester : Je trouve que le vinyle a du sens quand il y a une démarche derrière, un son ou un concept. Mais je ne suis pas certain de l’intérêt de sortir des vinyles à la chaine parce que c’est la mode.

> Peux-tu nous en dire davantage sur le choix du nom du groupe ?

Chester : Le nom vient des machines à écrire Remington. Le prénom vient d’une volonté d’avoir un son un peu British. Chester sonnait bien. Puis c’est aussi un clin d’œil à mon grand père, à sa folie douce. Il s’appelait Lucien et il avait une boutique de machines à écrire. Il y a aussi Gainsbourg et la fameuse chanson Laetitia… tout ce cheminement a créé le nom.

> Et le ciré jaune, d’où vient-il ? Est-ce un clin d’œil aux Giallo (films d’horreur italiens des années 70), lié au dernier clip ?

Chester : Non, c’est lié aux cris de la mouette. On l’entendra sur l’EP, sur un morceau très surf, avec une histoire post apocalyptique. Et puis c’est fun le ciré ! Mais c’est vrai que l’horreur est présent dans mon univers, finalement tout se rejoint… étrange non ?!

> Comment tes clips sont-ils réalisés ? Est-ce que le réalisateur a carte blanche, ou est-ce un vrai travail de collaboration ?

Chester : Le dernier clip a été ma première expérience de réalisation de A à Z. Avec cinq personnes, nous avons tourné dans l’urgence. Il a faillit ne pas se faire. Mais par défi, comme un grand f*ck à la vie, nous avons improvisé sur une idée de base que j’avais eu. Estelle m’a aidé à la réalisation, ainsi qu’un ami monteur. C’était une sacré expérience.

> En guise de remerciement je t’offre un voyage dans le temps pour aller voir le concert de ton choix. Qui vas-tu voir ?

Chester (sans hésitation): NIRVANA !!!!

Un grand merci à Chester Remington pour cette interview. Rendez-vous à la sortie du EP !

www.facebook.com/ChesterRMNGTN