Purple Ashes rend hommage au cinéma expressionniste allemand avec « Dreamers In Sleepless Night »

Après Get My Way, Purple Ashes a dévoilé un tout nouveau titre issu de son prochain EP, Dreamers, à paraître le 20 mai prochain. Intitulé Dreamers In Sleepless Night, ce morceau est une véritable claque, aussi bien musicale que visuelle. Alors attachez bien vos ceintures : secousses garanties !

Derrière les sonorités électro, trip-hop et un brin rock de Purple Ashes se cachent la chanteuse Clémence de la Taille et le claviériste Syan. Ensemble, ils créent un univers aussi poétique et lumineux que mécanique et sombre ; une musique expérimentale qui avait commencé à dévoiler toute sa richesse en 2018 lors de la sortie du premier EP Something in the Air. À leurs quatre mains se sont ajoutées, le temps de concevoir Dreamers, celles de Stéphane Schott, venu apporter sa touche en tant que compositeur additionnel et arrangeur. À eux trois, ils ont composé un opus qui, au vu de l’électrochoc véhiculé par Dreamers In Sleepless Night, s’annonce très prometteur.

Avec ce nouveau titre, Purple Ashes imagine ce que serait le monde si les rêveurs ne dormaient plus, et mise sur des sensations dignes des montagnes russes ! Froids et avec un rythme répétitif et entêtant, les couplets ont de quoi donner la chair de poule. Nous voilà plongés en plein cauchemar, reflet de nos sociétés surindustrialisées et évoluant à cent à l’heure, ne nous laissant plus le temps de rêver et de vivre. Mais très vite, le refrain rompt ce chant, aussi sinistre que fascinant, pour laisser place à un cri du cœur sur lequel nous savourons la palette vocale de la chanteuse. De ce balancement entre les deux extrêmes naît un équilibre parfait et percutant d’où jaillit une vague d’émotion. Et pour accentuer la critique de cette société, de moins en moins capable de penser par elle-même, le duo français s’est emparé des images de trois films qui ont marqué bien des générations de cinéphiles, trois piliers de l’expressionnisme allemand : Metropolis de Fritz Lang (1927) ainsi que Faust (1926) et Nosferatu (1922) de F. W. Murnau. Avec son montage maîtrisé, le clip nous immerge dans ce monde où les rêveurs privés de sommeil perdent pied et où l’individu s’efface au profit d’une masse hypnotisée et déshumanisée. Un portrait criant de vérité… Purple Ashes ne prend pas de pincettes pour délivrer son message, et on ne peut que saluer son audace. On adore !

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