Someone, sincérité et douceur avec « Shapeshifter »

Shapeshifter (« métamorphe » en français). Un nom plein de signification pour cet album de la transformation. Avec ses onze nouveaux titres, Someone ouvre ses ailes et s’envole vers d’autres horizons, plus doux, plus intimes et parfaitement envoûtants. Alors appuyez sur play, et profitez de l’instant présent.

Sous l’énigmatique Someone se cache la néerlandaise Tessa Rose Jackson. D’Amsterdam à Londres, du jazz à la musique électronique et de la composition à la production, la jeune femme a testé, expérimenté, jusqu’à trouver sa propre voie. Son chemin musical, elle le trace hors des sentiers battus, allant puiser ses inspirations du côté de l’art, du géométrique et de l’abstrait. De cette qualité de touche-à-tout sont nés deux EP, suivi d’un premier album Orbit II (2020), une petite pépite de dream pop vaporeuse aux airs futuristes. Le tout accompagné par un artwork en réalité augmentée et un live rythmé par des projections. Mais la COVID est arrivée, mettant un terme à la promotion de l’opus et poussant Someone à reprendre l’écriture. Après quelques mois de gestation artistique, Shapeshifter a vu le jour le 10 septembre dernier et devrait faire parler de lui pendant un petit moment…

Avec ce nouveau disque, Tessa Rose Jackson sort de l’ombre de Someone et s’exprime à travers des textes beaucoup plus personnels et des mélodies plus acoustiques. Elle nous ouvre grand la porte de son univers ; un univers réconfortant malgré des paroles illustrant la dureté de nos sociétés. Strange World nous transporte à la frontière du réel et de l’irréel, tandis que Empathy décrit le naufrage démocratique laissé par Trump. Mais Someone semble avoir trouvé le remède idéal aux maux de la vie : l’acceptation de soi (Nothing Really Matters) et la capacité à profiter du moment présent (Take It As It Comes). Avec Shapeshifter, elle n’essaye pas d’enchaîner les tubes à succès : nous ne ressortons pas de l’écoute avec des mélodies bien gravées dans notre mémoire. Non, nous gardons plutôt une sensation d’apaisement. Avec ses écrits introspectifs et ses musiques cinématographiques, Someone nous plonge dans un état de flottement, dans une bulle chaleureuse où les émotions sont libérées. Rythmé par des cordes sensibles et touchantes, l’album témoigne d’un très beau sens de la composition et réveille en nous des sentiments enfouis.

Et comme un plaisir ne vient jamais seul, on vous invite à regarder les très belles vidéos de I’m Not Leaving, Strange World et Paris At Midnight qui accompagnent l’album. Vous pourrez également découvrir Someone sur scène le 3 novembre au Pop Up de Label, à Paris.

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Photo © Bibian Bingen