We Hate You Please Die, de retour

Ils sont quatre : Chloé, Mathilde, Raphaël et Joseph et ils vont vous sortir de votre torpeur et balayer cette morosité ambiante. Leur secret ? Can’t Wait to Be Fine, un second album qui concentre un talent dingue et une énergie presque insolente.

Les albums, c’est un peu comme les sauts en parachute. La première fois c’est l’inconnu donc on ferme les yeux et on se lance, puis on les ouvre en grand et la magie opère (enfin si le parachute s’ouvre !). Par contre le second saut correspond plus au challenge. La peur et l’appréhension sont là parce que ce n’est plus l’inconnu qui fait peur mais les sensations ressenties lors de la première expérience.

We Hate You Please Die peut se vanter, avec Can’t Wait To Be Fine, d’avoir non seulement atteint la puissance du premier album mais également d’y avoir ajouté une certaine maitrise. Une maitrise qui n’altère jamais le coté brut, ce son propre à We Hate You Please Die fait dans l’urgence et qui capte l’époque avec une certaine rugosité et un recul immédiat. Cette fougue mélangée à une folie nous envoient directement une décharge d’adrénaline. Les quatre cavaliers de l’apocalypse reviennent dans une forme magistrale avec ce LP au sein duquel les genres se côtoient avec une perméabilité viscérale. Les instruments glissent du punk au garage, en frôlant la pop mais toujours avec ce contour rugueux qui vous donne envie de pogoter en plein milieu de votre salon, devant vos voisins ébahis ou votre chat interloqué. Mais qu’importe, Can’t Wait to Be Fine est comme un saut dans le vide les yeux grand ouverts pour ne pas rater une miette de sensation. Merci au quatuor pour le voyage !

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